Le dispositif de financement des grands projets immobiliers et hôteliers (DISFINGPIH), a été lancé lundi à Dakar. Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique, Abdou Karim Fofana a précisé que l’économie, c’est un écosystème avec des rôles et des règles. Aujourd’hui, révèle-t-il, les règles qui encadrent la mise en disposition des crédits, sont organisées par les dispositions de bale 2 et bale 3. Et, les banques ont des responsabilités à gérer sur ces points. L’économie nationale a connu dans les années 2000 des crises financières, obligeant des institutions financières à mettre en avant des règles prudentielles à respecter par tous les pays. Mais, il y a de bonnes nouvelles pour le Sénégal
avec sa compétitivité, sa croissance et sa stabilité. Même si, l’Etat doit faire des efforts pour promouvoir davantage l’immobilier et le secteur bancaire. « Il n’est pas habituel de voir un Etat mettre à la disposition de promoteurs immobiliers autant de fonciers. Parce
que le foncier, lorsqu’il est titré, permet d’accéder aux financements bancaires.Les banques sont poussées vers les financements hypothécaires. La mise en place d’un fond de garantie pour les acquéreurs, un foncier titré et gratuit faciliteront l’accès aux financements aux
promoteurs et les acquéreurs de logements », a déclaré le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique, Abdou Karim Fofana. Saluant les efforts de l’Etat, il a estimé qu’en matière d’amélioration des affaires, le Sénégal a gagné cette année 18 places avec le Doing-business et 60 places en 7 ans. Ainsi, il reconnaît que le secteur privé et les cabinets de conseil ont apporté un plus. « En général, nous avons des entreprises avec beaucoup de capitaux. Mais, elles n’ont pas le dispositif qui leur permet de parler le
même langage que les banques afin de produire des logements. L’assistance technique et financière sera donnée aux entreprises, évoluant dans d’autres domaines pour les permettre d’investir dans création de logements abordables », promet le patron de l’Urbanisme. D’après le ministre, il y a beaucoup de personnes qui disposent d’un foncier et
qui désirent investir dans l’immobilier.
Mais, ces dernières n’ont pas le dispositif d’appui technique. L’implication du secteur privé est nécessaire pour apporter des solutions techniques et, aux financements. Entre ces entités, relève-t-il, il y a des solutions de facilitation qui permettent de parler le même
langage, un langage plus efficace. « Ce dispositif vient à son heure pour booster la création de logements sociaux », a-t-il apprécié. Revenant sur le programme « Zéro bidonville », le ministre indique qu’il y a des zones d’habitats spontanés qui ont une valeur foncière. C’est le cas de Taïba et de Cité Baraka. Ce faisant, le Chef de l’Etat a identifié des promoteurs, engagés à raser la zone, occupée de façon anarchique pour construire des bâtiments adaptés et reloger les impactés. C’est-à-dire, les occupants irréguliers. Et, il y aura un surplus de logements à vendre avec le prix du marché pour permettre à ces opérateurs d’avoir une activité économique rentable. « Nous avons 9 000 ha de bidonville sur l’étendue du territoire national. Rien qu’à Dakar, on a dénombré 4 à 5 projets qui totalisent
5 à 10 ha. On peut les relancer avec les acteurs. Mais, à condition que les populations qui occupaient l’espace, puissent avoir une réparation », dit-il. Ailleurs, les membres du comité de pilotage et les parties prenantes ont signé la Convention-cadre du DISFINGPIH sous la co-présidence d’Amadou Hott, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et du Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique, Abdou Karim Fofana.
Et l’événement a enregistré la présence d’acteurs nationaux et internationaux,
incontournables des secteurs de l’Immobilier, de l’Hôtellerie et de la Finance.

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