La relation amoureuse qu’entretenaient l’ouvrier Papa Gningue alias Papis et Salla Diagne a atterri hier devant le juge des flagrants délits de Dakar. Cette dernière ayant trainé son amant devant cette barre pour des faits d’attentat à la pudeur avec violences et menaces, celui-ci a soutenu mordicus avoir entretenu des rapports sexuels avec elle avec son consentement.

«Notre relation a duré des mois et elle avait l’habitude de venir chez moi où nous prenions le thé en discutant. C’est vrai qu’on a entretenu des rapports sexuels. À chaque fois qu’elle venait chez moi, on couchait ensemble. Et cela lui plaisait. C’est elle-même qui me tirait pour qu’on entretienne des rapports sexuels ensemble lorsqu’elle quittait le restaurant où elle travaille. Elle dit que je l’ai menacée puis déchiré son slip alors que je n’ai même pas vu la couleur de son slip», dit Papa Gningue, âgé de 19 ans et domicilié à Rebeuss. Avant de révéler le fond de l’histoire : «elle s’est énervée à cause d’un téléphone portable que je lui avais promis et que je ne lui ai pas remis trois jours avant les faits. Je ne l’ai pas filmée. D’ailleurs, le portable est entre les mains des enquêteurs. Elle avait mûri son plan parce qu’après avoir entretenu des rapports sexuels avec moi, elle m’a révélé qu’elle allait crier. Quand elle me le disait, je pensais qu’elle plaisantait».

Appelée à la barre, Salla Diagne, elle aussi âgée de 19 ans, a battu en brèche les déclarations du mis en cause. «C’est mon copain. Je n’en ai jamais eu auparavant. J’avoue que j’avais l’habitude d’aller chez lui pour discuter, mais sans plus. Le jour des faits, le dimanche 3 janvier dernier, il m’a rencontrée dans la rue et m’a confié qu’il avait à me parler. Il m’a proposé d’aller chez lui. Il m’a dit qu’il voulait coucher avec moi, mais que je refusais toujours. Il m’a dit qu’il allait aujourd’hui me forcer à coucher avec lui. Il a brandi un couteau et m’a menacée. C’est avec le couteau qu’il a déchiré mon slip. Il m’a doigtée. Après, il a mis son sexe dans ma bouche et j’ai vomi. J’avais promis de lui pardonner à la police à condition qu’il supprime la vidéo qu’il a prise de moi lors de nos rapports sexuels. C’est faux, il ne m’a jamais promis de portable», a-t-elle raconté.

La juge, très étonnée après avoir écouté cette histoire tirée par les cheveux, a dit à la jeune fille qu’il n’y avait pas de certificat médical dans le dossier qui prouve les blessures qu’elle atteste sur son vagin. La présidente qui est aussi restée sur sa faim s’agissant de l’âge de la fille, puisque celle-ci avait déclaré à la police être âgée de 17 ans, a fini par retenir la date de naissance de 2002 qu’elle a évoquée à la barre et juger l’affaire. Mais, elle a renvoyé le dossier à l’audience du lundi prochain pour la comparution d’Abdou Khadre Dione et Tapha Tine, qui seront entendus afin d’éclairer la lanterne du tribunal, vu que la plaignante les a cités comme témoins.

Fatou D. DIONELES ECHOS

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