Actuellement aux USA, à New York précisément, dons le cadre de la préparation de son combat en MMA, Reug Reug parle de son adversaire Alain Ngalani et évoque la situation de l’arène avec la Covid-19.

Combien de séances de travail faites-vous par jour et sur quoi accentuez-vous votre préparation ?

Je mets l’accent sur la cardio, le jujitsu, la boxe, la musculation. Je fais trois séances par jour. Je me réveille à 06h00 du matin pour faire du footing avec mes coaches.

Pourquoi votre combat, qui était précédemment prévu en février, va finalement se tenir en janvier ?

C’est un changement qui nous a été récemment notifié, sans que je ne sache trop pourquoi. Mon staff en sait sûrement beaucoup plus que moi. Mais retenez que c’est un combat que je prépare comme il se doit. Et je vais me battre avec lui pour lui mener la vie dure.

Le 22 janvier, c’est dans quelques petits jours. Vous sentez-vous suffisamment prêt pour combattre a une date si proche ?

Max Mbargane a l’habitude de dire qu’un petit lutteur doit se sentir prêt à tout moment. C’est effectivement ma conviction. Voilà pourquoi je suis prêt à lutter à n’importe quel moment car je n’arrête jamais les entraînements.

Pour un combat qui va se tenir dans dix jours, allez-vous revenir au Sénégal avant d’aller à Singapour ou allez-vous directement rallier Singapour à partir des USA ?

En fait, je vais quitter les USA pour aller lutter et rentrer aux USA après le combat, pour poursuivre ma préparation.

Qu’est-ce que cela vous fait de croiser un Africain de ce standing, quatre fois champion du monde de Muay Thaï et quatre fois champion du monde de Kick-boxing ?

Alain est effectivement un adversaire de taille, très respectable en plus, avec un parcours particulier. Cela va me motiver davantage pour me démultiplier afin de rentrer avec la victoire.

Pensiez-vous que, juste à l’occasion de votre deuxième combat, vous alliez hériter d’un adversaire de cette trempe ?

Nous sommes dans un monde où rien ne se donne, mais où tout s’arrache. Il faut y croire et travailler pour mériter la confiance placée en soi. Après ma prestation lors de mon premier combat, ils se sont certainement rendus compte que je méritais d’affronter un adversaire de la trempe d’Alain Ngalani. Et comme je l’ai dit tantôt, je vais redoubler d’efforts afin de m’en sortir avec la victoire. Et avec la manière au besoin.

Est-il facile d’affronter un Africain, avec cette puissance apparente et cette expérience au vu de son parcours impressionnant ?

Il est inimaginable qu’il soit plus fort ou plus puissant que moi. Il travaille comme je le fais actuellement avec mon coach. Je donne rendez-vous à tout le monde. Ceux qui vont rater le combat vont le regretter. Je vous le promets.

Selon vous, que vous vaudrait une victoire sur un adversaire de ce standing ?

Une victoire sur Alain m’ouvrirait très grandes les portes de l’UFC. Car les connaisseurs du MMA sauraient que je n’ai pas encore croisé mes vrais adversaires.

Apres Alain Ngalani, avez-vous un autre combat à disputer dans un avenir proche ?

C’est un contrat de 5 combats que j’ai signé avec eux, à disputer en 27 mois. Il n’est pas exclu que, un mois après, je redescende sur les tatamis pour un autre combat. Le 24 février 2021, par exemple, on parle déjà de mon combat contre le Brésilien dont il est question sur le net.

Quid de votre combat contre Gouye-Gui ? Avez-vous des informations du promoteur, quant à sa tenue et tout ?

Mawo (Cissé, coordonnateur de GFM Entertainment Group, ndlr) est quelqu’un de bien. On s’est parlé tout récemment. Il m’a demandé de me concentrer sur ce que je fais. Et m’a promis qu’il va me tenir informé de tout ce qui va se passer concernant ledit combat. En attendant, je continue mes préparations tout en restant à l’écoute. J’aime être dans la compétition comme c’est le cas actuellement. Je suis un compétiteur.

Vos collègues lutteurs n’ont pas arrêté de s’organiser pour lancer un appel au président Macky Sall afin qu’il autorise le démarrage de la saison. Quelle est votre position dans ce combat pour la reprise des compétitions ?

Je les ai effectivement suivis à travers les réseaux sociaux. Ils sont nos grands frères et sont bien dans leurs rôles. J’adhère pleinement et entièrement à leur combat. Je vous jure que j’ai vu plein de lutteurs prendre les pirogues pour les voyages clandestins. Pour autant, je n’encourage pas de prendre les pirogues pour quelque raison que ce soit. J’en appelle donc au président de la République, Son Excellence Macky Sall, afin qu’il nous aide à reprendre les compétitions.

Et quid du huis clos annoncé pour être la solution ?

Je ne me retrouve pas dans le huis clos. Aussi, il faut bien convaincre les promoteurs à le faire, en les assistant financièrement. La jeunesse est l’avenir d’un pays. Et j’en appelle au président de la République. Je sais que le ministre des Sports, Matar Bâ, y travaille tous les jours. Mais c’est au président que nous lançons un appel afin qu’il décante la situation et donne le feu vert pour la reprise des combats de lutte. Pour dire vrai, la lutte est dans une véritable crise actuellement.

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wiwsport

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