Ibrahima Thioune est un fils assurément indigne. En effet, pour lui avoir interdit de construire dans la maison qu’il partage avec sa sœur, Pape Abdoulaye Thioune s’est fait insulter par son fils, Ibrahima, qui a aussi proféré des menaces de mort à son encontre. Le maître des poursuites a requis l’application de la loi. L’affaire est mise en délibéré pour le 24 décembre prochain.

Pape Abdoulaye Thioune ne savait pas que le plaisir que lui avait procuré la naissance de son fils aîné, Ibrahima, allait se transformer en cauchemar bien des années plus tard. A la barre du tribunal des Flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, le fils indélicat a fait verser de chaudes larmes à son père. Tout serait parti, selon Pape Abdoulaye Thioune, d’une construction faite dans la maison qu’il partage avec sa sœur Khadidiatou Thioune, qui vit à Kaffrine.

« J’étais étonné un jour quand ma sœur, venue de Kaffrine où elle vit avec sa famille, m’a reproché d’avoir autorisé Ibrahima à construire dans la maison familiale. Je lui ai juré sur tous les saints que je n’étais pas au courant. C’est après que j’ai convoqué mon fils à la maison. Il m’a trouvé malade, mais il m’a réveillé de force pour que je lui parle. Je l’ai supplié de partir pour revenir après que je sois guéri, mais il a refusé. Je lui ai demandé de sortir de la maison familiale d’autant que je ne l’ai jamais autorisé à construire là-bas. Il m’a insulté de mère après m’avoir menacé de mort. La décence ne me permet pas de réitérer à la barre les propos qu’il a tenus à mon encontre (…) C’est la deuxième fois que je porte plainte contre lui » a indiqué le malheureux père de famille.

La dame Khadidiatou Thioune, pour sa part, a révélé qu’elle a reçu un coup de fil anonyme depuis Kaffrine qui lui a fait part de la construction par Ibrahima Thioune d’un bâtiment dans la maison qu’elle partage avec son frère. C’est pourquoi, elle s’est déplacée pour en parler avec ce dernier qui n’était pas au courant des agissements de son fils. Appelé à la barre pour donner sa version des faits, Ibrahima Thioune soutient qu’il est détesté par son père et sa tante paternelle.

« C’est eux qui m’avaient demandé d’aller habiter dans cette maison que, avec mes propres efforts physiques et mes moyens financiers, je suis arrivé à rendre habitable. C’est dans ce sens que j’ai contracté avec un boulanger qui a pré-financé une construction pour y ériger une boulangerie. Près de 900 mille francs ont été dépensés à cette fin » s’est défendu le prévenu à la barre.

Le président du tribunal de lui demander s’il avait l’aval des propriétaires. « Non » a-t-il rouspété. « Ibrahima, vous avez tout faux. La maison ne vous appartient pas du moins pour le moment. Les propriétaires ne veulent pas de vous dans leur maison. Il faut déménager ou, tout au moins, les convaincre pour rester » a admonesté le président du tribunal. Le procureur a requis l’application de la loi. L’affaire est mise en délibéré pour le 24 décembre prochain.

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