La confrontation jeudi, entre l’accusatrice d’Ousmane Sonko et la patronne de Sweet beauté a pris fin après quatorze (14) tours d’horloge. Un face-face houleux par moments. Accusations contre accusations, devant le Doyen des juges en charge du dossier, si l’on en croit à Me Ibrahima Mbengue, un des avocats de Ndèye Khady Ndiaye, propriétaire du salon de massage où tout est parti. Lors des auditions, Adji Raby Sarr a réclamé une confrontation avec le leadeur de Pastef qu’elle accuse de « viols répétés » qui auraient eu lieu entre 2020 et 2021.

Le confrontation entre Adji Sarr et Ndèye Khady Ndiaye a eu lieu hier jeudi, en présence du premier substitut du procureur de la République de Dakar. Accompagnées de leurs conseils, les deux dames se sont livrées à un débat sans merci. Selon L’Observateur, la célèbre masseuse par ailleurs accusatrice d’Ousmane Sonko, sous le feu roulant des questions, a maintenu ses accusations de viols répétés. Elle a démonté devant les avocats les arguments de Sonko selon lesquels il se faisait masser seulement en torse nu en gardant son pantalon.

« A chaque fois que Ousmane Sonko manifestait son désir de recevoir son massage rapide, il gardait son pantalon, mais le plus souvent, il exigeait son massage complet. Dans ce dernier cas, il était tout nu, allongé sur le lit de la cabine. D’ailleurs, c’est ça la règle dans le salon. Tous les hommes sont nus et nous, les masseuses, sommes en string et soutien-gorge », a révélé Adji Raby Sarr.

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Interpellée sur ses connaissances en kinésithérapie, Ndèye Khady Ndiaye a répondu qu’elle ne s’y connaît pas. Toutefois, elle a avoué avoir le don de soigner Ousmane Sonko de ses maux de dos à chaque fois qu’il se présentait au salon.

Accusations d’adultèresù

Sur l’affaire du viol qui serait passé dans son salon de masseuse, la patronne de Sweet beauté a soutenu mordicus n’avoir jamais été informée de scènes de viol dans son salon. Une déclaration qui a poussé Adji Raby Sarr à sonner la charge, en accusant son ancienne patronne d’adultère avec le leader de Pastef Les patriotes. Pour être plus convaincante, elle a cité des masseuses comme témoins des faits.

« Ousmane Sonko était en réalité le patron de Sweet Beauté »

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Selon la cliente de Me El Hadji Diouf, « Ousmane Sonko était en réalité le patron de Sweet Beauté. C’est lui qui commandait et faisait tout ce qu’il voulait dans le salon ».

S’adressant directement à son ex-patronne, elle lui balance au figure : « tu ne m’intéresses pas dans cette affaire. Je n’ai pas porté plainte contre toi. C’est Ousmane Sonko que j’attends pour une confrontation ».

En guise de réplique, Ndèye Khady Ndiaye a traité son ex-employée d’être une profiteuse. Ne s’arrêtant pas là, elle a soutenu, comme tout au début de cette affaire, qu’il ne peut y avoir de viol dans son institut de beauté.

Acculée de questions par Me El Hadji Diouf, Ndèye Khady Ndiaye n’a pas manqué de répliquer violemment en accusant l’avocat d’être un « violeur ». Ce qui a été à l’origine d’un bruyant incident d’audience.

Face aux questions des conseils de Ndèye Khady Ndiaye qui ont tenté de relever des incohérences dans ses déclarations, Adji Sarr a refusé de répondre disant, à nouveau, attendre son face-à-face avec le leader de Pastef.

pressafrik

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