Les frères Farès portent plainte contre Cheikh Yerim Seck

Les frères Farès, à savoir Mouhamed, Muheydine et Hassan ont déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du premier cabinet, contre le journaliste Cheikh Yerim Seck dans une affaire de présumé blanchiment d’argent, fraude fiscale et terrorisme.

La requête a été déposée mercredi par le cabinet de Me Baboucar Cissé, selon L’Observateur. Les plaignants défendus par Me Félix Sow et compagnie, qui seront entendus dans les jours à venir par le premier magistrat instructeur sur les détails de la plainte, disent être victimes de diffamation de la part du journaliste.

Pour les frères Farès, Cheikh Yerim Seck s’est permis de leur cibler pour davantage laisser croire l’opinion nationale et internationale que celle-ci est une famille mafieuse en indiquant que le neveu des Farès, Abbas Fawas, directeur de Batimat, est recherché par la justice des Etats-Unis.

Réplique de Cheikh Yerim Seck suite à la sortie Les frères Fares

Suite aux révélations de Yerimpost, les frères Fares, propriétaire de Batimat et Batiplus, s’est fendue d’un communiqué qui répond à tout, sauf aux accusations les plus graves contenues dans l’édito du 05 juin 2020.

Le communiqué est certes en soi une information. Cette famille sulfureuse, de façon récurrente au coeur de la rampe, s’était toujours illustrée par une arrogance vexatoire, enferrée dans un silence moqueur. L’article de Yerimpost, viral et corrosif, a fracassé ce mur de glace.

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Mais le communiqué est encore pire que le silence traditionnel. Mis devant des faits concrets, Mohamed, Hassan et Mehie el dine Fares les ont allègrement éludés, pour répondre dans le registre de la menace et brandir l’arme de poursuites judiciaires. Triste…

Les fonds liquides saisis par la gendarmerie, les sommes astronomiques détournées par le directeur de Batiplus, les milliards volés au fisc sénégalais par les frères Fares, les manoeuvres du neveu Abbas Fawaz (porteur de valises du Hezbollah), l’enquête du FBI… ont tous été passés sous silence dans le communiqué de réponse

Celui-ci s’est limité à accabler l’agneau du sacrifice, la jeune caissière Rachelle Sleylaty, sur le dos de qui cette fratrie libanaise prédatrice et cynique veut mettre son flagrant forfait démasqué en plein jour par la gendarmerie.

Yerimpost ne se laissera pas divertir dans le cadre de cette affaire qu’il entend creuser dans le souci de rétablir les intérêts fiscaux spoliés de l’Etat du Sénégal, mais aussi d’obtenir qu’une vraie justice soit dite dans ce dossier.

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Dans ce cadre, votre blog préféré va, dans un prochain édito, revenir sur des faits encore plus graves. Il va révéler le montant exact du cash des Fares qui avait été découvert et qui est de loin supérieur à ce qui a fini par être consigné. Il va revenir sur qui a ordonné que la partie la plus importante du pactole soit restituée aux blanchisseurs et voleurs fiscaux. Il va dévoiler les péripéties qui ont permis à Christian Chabel Samra, directeur de Batiplus, visé par un mandat de dépôt, d’échapper à l’incarcération. Il va nommer trois autorités du Sénégal, engluées dans le scandale, sur le point de se voir décerner des mandats d’arrêt internationaux par les Etats-Unis. Il va dévoiler ce que les écoutes par satellite des services de renseignements américains ont permis de découvrir dans les pratiques des frères Fares vis-à-vis de fonctionnaires et autorités du Sénégal pour éteindre le scandale.

Ce scandale, aux ramifications internationales insoupçonnées, n’en est qu’à ses débuts. S’il veut sauver son honneur, le fisc du Sénégal doit, à ce stade, a minima, ouvrir une procédure de redressement à l’encontre du groupe Fares.

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