Scandale sexuel à Touba: Des mbacké-mbacké devant le tribunal pour viol

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Le tribunal de grande instance de Diourbel a appelé à la barre une affaire de viol qui risque assurément de faire des vagues au sein de la communauté mouride. Daba Mbacké et son fiancé Cheikh Bassirou Mbacké étaient hier devant le juge pour une histoire de viol et de reconnaissance de paternité. Un procès dont le jugement est mis en délibéré pour le 21 février prochain.

A défaut de régler leur différend en famille, deux descendants du fondateur du mouridisme se retrouvent devant le juge pour vider l’affaire, une histoire de galipettes entre deux jeunes à la base. Il s’agit de Daba Mbacké et son copain Cheikh Bassirou Mbacké qui se sont connus sur Facebook en fin 2015, avant de commencer une relation amoureuse après un échange de numéros de téléphones.
Un jour, suite à une invitation de Cheikh Bassirou, les deux tourtereaux se retrouvent dans une maison déserte où, d’après la fille âgée d’une vingtaine d’années, ce dernier a abusé d’elle sexuellement. Trois mois plus tard, Daba Mbacké constate sa grossesse et en informe Cheikh Bassirou qui refuse la paternité. C’est ainsi que la jeune femme dépose une plainte pour viol au commissariat de police de Touba et son petit-ami est mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt.

A la barre, Cheikh Bassirou Mbacké a nié avoir eu le moindre rapport sexuel avec Daba Mbacké. Pour le présumé violeur et son avocat, Me Khassimou Touré, il s’agit d’une cabale orchestrée par la plaignante et ses parents pour trouver un père au bébé. Me Khassimou Touré estime que dans ce dossier, il y a un problème d’imputabilité et de matérialité. « Les faits ont été travestis par une fille sans pudeur, versatile et dont les parents n’ont aucune mainmise sur sa personne », plaide Me Touré.
Me Abdoulaye Babou, l’avocat de la plaignante a demandé, dans sa plaidoirie, 50 millions francs CFA pour les dommages subis.
L’affaire a été mise en délibéré au 21 février 2017. Cheikh Bassirou Mbacké est libre car bénéficiant d’une liberté provisoire.

Source: Les Echos

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