Si la sùxtape peut pimenter une vie sexuelle, les risques de fuite sont énormes surtout lorsqu’elles sont faites par des célébrités. Néanmoins, ces images privées qui se retrouvent sur la toile sont utilisées par des personnes mal intentionnées pour détruire ou pour faire chanter. N’empêche que certains y voient un tremplin vers la réussite.

Paris et Kim, les précurseures

Le “sextape business”, c’est ce que Paris Hilton réalise en 2004 suite à la publication de ses ébats avec son copain Rick Salomon. Un tremplin vers le succès, puisqu’à l’époque, elle avait intenté un procès contre lui et a réussi à empocher la coquette somme de 400 000 dollars. La it-girl inconnue est subitement propulsée devant la scène grâce à cette sextape qui était nommée “One night with Paris”.

3 ans plus tard, son ex meilleure ami, Kim Kardashian suit ses pas. L’actuelle femme de Kanye West fait une sextape avec son ex mari Ray J. La vidéo se retrouve “par hasard” sur le net. Au lieu d’interdire sa diffusion, elle a décidé d’en profiter. C’est pour la somme de 5 millions de dollars qu’elle cède les droits de cette vidéo à la société Vivid.

En plus de cette vente, la star touche aussi un pourcentage sur chaque visionnage de cette vidéo. La sex-tape a été visionnée 210 millions de fois. Ce qui, selon TMZ, a rapporté 100 millions de dollars à la société de production. Et l’audience de la vidéo est entièrement dépendante de l’actualité de la célébrité. Kim a eu le nez d’exploiter cette vidéo plutôt que de la censurer.

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Sextapes sénégalais célèbres

Des vidéos privées qui fuitent, il y en a eu sous nos cieux. La plus récente est celle de l’ex femme de Djily Création, Nafi Kébé. Les concernées, nient le plus souvent même si leurs visages sont à découvert. L’avènement du site pornographique de Kocc Barma, a exacerbé la tendance.

Contrairement à Paris ou Kim, au Sénégal rares sont celles qui en profitent pour se faire un nom. Après quelques sorties dans les médias pour “rétablir la vérité », les concernées retournent le plus souvent à leurs occupations.

Exception faite de Mbathio Ndiaye. L’ex danseuse, a vu son buzz grimper après la publication de ses images nues. Depuis, elle mène ou semble mener sur les réseaux sociaux une vie de luxe et prenant en main sa carrière musicale. Un faux pas qu’elle n’a jamais assumé, d’autant plus que ses défenseurs évoquaient la thèse d’un montage. Aujourd’hui cette histoire est bien derrière elle.

L’affaire Diombass Diaw. On s’en souvient. Une histoire de mœurs qui a fait du bruit en 2011 et qui plaçait une dame nommée Khadija Mbaye au centre de la polémique. Elle aurait filmé les ébats entre elle et Diombass. Ce, à l’insu de ce dernier. L’objectif était de les publier sur le net en échange de cinq millions Frs Cfa, un passeport diplomatique et une villa. Engluée dans ce scandale qui a fini au tribunal, Khadija Mbaye déclare avoir agi sur instructions des adversaires politiques de Diombass, à savoir Oumar Sarr et ses proches collaborateurs. Si le premier jugement mettait Oumar Sarr hors de cause, ce ne fut pas le cas pour certains prévenus condamnés à six mois ferme et à payer dix millions Frs Cfa à la partie civile.

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Que dire de la sextape des lesbiennes de Grand-Yoff en 2012. Des jeunes filles filment leurs ébats pour “leur plaisir personnel”. Malheureusement, un mois après, la scène érotique s’est retrouvée sur le net. Le film a fait le buzz et choqué les mœurs sénégalaises. Quelques jours après l’éclatement de cette affaire dite des «Lesbiennes de Grand-Yoff», la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar, qui avait déclenché une enquête pour retrouver ces «actrices amatrices» afin de remonter à celui qui avait balancé la vidéo sur le net, réussit à mettre la main sur cinq jeunes hommes. Après un procès buzz, ils ont finalement été libérés.

Revenge Porn

La publication de ce type de vidéo sur les réseaux sociaux est parfois le résultat d’un “revenge porn”. Par exemple, en décembre 2018, l’histoire d’Eugène D., le militaire qui avait envoyé la sextape de sa copine à Seneporno, avait fait les choux gras de la presse.Ce, après une rupture mal digérée.

Le “revenge porn” est un contenu sexuellement explicite qui est publiquement partagé en ligne sans le consentement de la ou des personnes apparaissant sur le contenu dans le but d’en faire une forme de « vengeance ».

Alors, à défaut de ne pas du tout faire de sextapes, mieux vaut veiller à les faire avec un appareil personnel et à supprimer les images aussitôt après les avoir visionnées.

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