Talla Sylla nouveau membre de l’APR

Allié ou membre du parti au pouvoir, Talla Sylla, maire de la ville de Thiès, a indiqué le meilleur moyen d’aider le candidat Macky Sall à se maintenir au pouvoir.

« Si tout était au point, il n’aurait pas besoin d’un deuxième mandat. Il ne sert à rien de désamorcer une bombe une fois qu’elle a déjà̀ explosé. On sait qu’il y a des choses à parfaire. Notre rôle, notre devoir à nous qui sommes ici, c’est de nous unir. S’unir ou périr », a disserté Talla Sylla durant une rencontre avec les partisans de Macky Sall.

« Il ne faut pas raser les murs, ni le soutenir en s’excusant »

« Comme l’a si bien dit Maodo Malick Mbaye (directeur général Agence nationale de la Maison de l’outil), penser au-delà̀ de la présidentielle est une erreur. Pis, c’est une faute. Chacun de nous doit être conscient qu’on a un seul candidat. Il ne faut pas raser les murs, ni le soutenir en s’excusant », a craché l’homme fort du Jëf Jël.
« Nous sommes dans une démocratie. Ceux qui sont contre le président Macky Sall en ont le droit le plus absolu, la liberté d’être contre sa candidature et d’y œuvrer. Pareil pour nous qui avons décidé de le soutenir après analyse de la situation. Et nous pouvons le faire dans la paix et le respect», poursuit-il son propos.

« Nous ferons échec à toute tentative n’ayant rien à voir avec l’objectif commun »

Le maire de la ville de Thiès ajoute : « Ma conviction est que l’adversaire principal de Macky Sall n’est pas dans les partis de l’opposition, ni un des multiples candidats qui essaiment à Thiès. L’adversaire de Macky Sall se trouve dans l’Apr. Et parfois dans de prétendus mouvements de soutien qui ne tentent que de sucer notre candidat. Il doit être identifié et neutralisé – c’est la division, les tendances et tout ce qui concerne les intérêts crypto-personnels. Il faut penser à la ré-élection du président et non aux joutes qui viennent après. S’il est élu, ce sera notre victoire. A l’inverse, nous serons les grands perdants. Quelle que soit la position des uns et des autres, nous nous organiserons pour faire échec à toute tentative, individuelle comme collective, n’ayant rien à voir avec l’objectif commun. »
A ses yeux, les élections se gagnent sur le terrain. Mais elles se déroulent dans les bureaux de vote.  Quand il y en a plusieurs, c’est un centre de vote. Donc, nous devons nous organiser autour et éviter les chamailleries.

Nous n’avons pas besoin d’une coordination communale ou départementale. Pour le moment, il n’y a qu’un seul candidat au niveau national. Donc la coordination se trouve au sein du directoire de campagne. Les gens s’organisent autour des centres de vote. Si Talla Sylla vote au centre Serigne Abdoulaye Yakhine, militants de base comme leaders partagent le comité électoral. Idem pour mon frère Siré Dia (DG de la Poste), Abdou Mbow, Seynabou Ndiéguène, Babacar Fall et leurs camarades. Ainsi, ils s’organisent non pas pour des postes. Mais pour avoir le fichier et procéder à l’identification puis à la sensibilisation pour convaincre les sceptiques. C’est mieux que de rassembler des gens qui viennent pour applaudir », souffle l’édile de la capitale du Rail.

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