<< Macky Sall et son régime ont créé le monstre Pastef >>

Ousmane Sonko et ses camarades ont été à la base de la création de ce qu’ils appellent malgré eux un parti. Puisque, disent-ils, ils le considèrent comme une dynamique. Le parti Pastef/Les Patriotes est composé de gens qui ont partagé des combats de jeunesse. De l’école au bureau, en passant par l’université, ils ont livré avec amour et enthousiasme des batailles qui se sont souvent soldées par des succés.

<< De l’autorisation formelle de construire un lieu de culte au sein même de l’UGB de Saint-Louis à la conquête glorieuse du droit de disposer d’un syndicat dans la haute administration, la détermination a toujours guidé leurs actions. Celles et ceux qui rejoignent le groupe de départ présentent des profils plus semblables. Ils n’ont jamais appartenu à un parti politique, ils en avaient horrer. Le déclic a été l’acte posé par celui qui a été surpris d’apprendre que ses amis voulaient créer une formation politique >>, explique-t-on sur le même site.

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Ousmane Sonko deviendra ainsi le président de Pastef/Les Patriotyes. L’homme multiplie les tractations et commence à acculer le régime du président Macky Sall. Des postures que l’inspecteur des impôts et des domaines va accentuer avec des révélations sur des supposées scandales (affaire PétroTim, affaire des 94 milliards de Fcfa…) du régime actuel. Des accusations qui vont lui coûter sa carrière d’inspecteur des impôts et des domaines. Aprés seulement deux ans d’engagement politique, Ousmane Sonko sera radié de la fonction publique par décret n°2016-1239 en date du 19 août 2016. << Monsieur Ousmane Sonko, inspecteur des impôts et des domaines principal de 2e classe, 2e échelon, matricule de solde n°604.122/1, est révoqué sans suspension des droits à pension pour manquement à l’obligation de discrétion professionnelle prévue à l’article 14 de la loi n°6133 du 15 juin 1961 >>, rapporte le décret.

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Le leader de Pastef se << victimise >> et récolte un capital sympathie. Ce qui le propulse au devant de la scène politique Sénégalaise. Au terme des élections législatives de juillet 2017, Le pastef obtient un siège à l’assemblée nationale grace au plus fort reste. A l’Hémicycle, Ousmane Sonko se déclare député du peuple et porte la voix de la dénonciation contre les « dérives » du régime du Président Macky Sall. Sonko et Pastef entament ainsi la longue marche pour le palais de l’avenue Léopold Sédhar Senghor. Mais, 2019 ne sera pas la bonne. Alors ils font cap sur 2024. A trois ans de la Présidentielle de 2024, Sonko est cité dans une affaire de « viols et menaces de mort ». Un obstacle que le leader de Pastef soit surmonter s’il souhaite briguer les suffrages des Sénégalais à la prochaine Présidentielle.

L’Observateur

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